Qu’est-ce que le kuduro ?

Si la danse et la musique sont vos deux passions, vous avez certainement déjà entendu parler du kuduro, signifiant littéralement « cul dur » en langue portugaise. Le kuduro, à la fois une danse et un style de musique, est originaire d’Angola. En France, elle est particulièrement appréciée, aussi bien dans les boîtes de nuit que lors des cours de zumba.

Une musique originaire de l’Angola

On doit le kuduro à Tony Amado. Si le pays d’origine du kuduro est l’Angola, il s’est néanmoins développé majoritairement au Cap-Vert, en Afrique du Sud. Ce mouvement international a également été repris au Portugal, où de nombreux artistes en ont fait leur style de prédilection.

Aussi, à l’heure actuelle, la danse aussi bien que la musique kuduro sont également pratiquées en Mozambique, à Sao Tomé, dans les Antilles et au Brésil.

Qu’est-ce que la musique kuduro

Le style musical kuduro s’inspire de différents genres, notamment la semba, une danse angolaise, le break-dance et utilise des instruments employé dans l’électro et dans la musique africaine. Nombreux sont les mélomanes qui comparent le kuduro au Kwaito, une danse sud-africaine, ainsi qu’au baile funk, pratiqué au Brésil. Toutefois, il est également possible d’y voir des ressemblances avec le Miami Basse.

Au départ, cette musique n’était diffusée que dans les transports en commun. Le kuduro est une musique à textes engagés, chantés généralement en portugais. Il s’agit donc d’une musique du monde, inspirée par différentes mouvances et instruments. Mais, comme nous l’avons dit, le kuduro est également une danse.

Comment se danse le kuduro

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Tony Amado, le créateur du kuduro s’est inspiré d’une danse originaire d’Angola, le Malanje, mais également des mouvements de Jean-Claude Van Damme dans le film Kickboxer, notamment le passage où ce dernier danse en état d’ébriété. Tony Amado raconte : « Un jour j’ai vu un film où Jean-Claude Van Damme dansait en étant saoul. J’ai repris ses pas, accéléré un peu la cadence, et c’est ainsi qu’est née la danse. ».

Lors de sa création en 1996, la danse du kuduro est boycottée par les médias angolais. Comme nous l’avons vu, la musique était seulement diffusée dans les transports en commun, et plus particulièrement dans les taxis de Luanda. Toutefois, les discothèques commencent petit à petit à proposer le kuduro.

Il faudra attendre 2008, soit 8 ans après le développement de ce genre musical, pour qu’il soit démocratisé. Cela est permis grâce à Buraka Som Sistema, un groupe de kuduro portugais qui utilise ce style dans son album Black Diamond.

Le kuduro intègre les cours de zumba

Depuis 2011, de plus en plus de cours de zumba intègrent la danse kuduro. En effet, il s’agit ici de réaliser des mouvements rapides sur un rythme souvent effréné. Cette danse permet, au même titre que la zumba, de se dépenser et de brûler des calories. D’ailleurs, un nombre grandissant de professeurs enseignent le kuduro à l’heure actuelle.

Mais alors, pourquoi cette danse séduit-elle de plus en plus de sportifs ? Tout simplement parce qu’elle offre la possibilité de personnaliser les mouvements au maximum. Une fois les pas de base assimilés, le danseur pourra ajouter d’autres gestes avec les bras ou les jambes par exemple.

Si le kuduro peut être pratiqué seul, il est toutefois préférable d’opter pour une chorégraphie de groupe, plus entraînante et stimulante. Sur Internet, de très nombreux tutoriels sont disponibles pour apprendre à danser cette danse angolaise.

Qui sont les artistes de kuduro ?

Nous avons précédemment cité Buraka Som Sistema, avec leur album Black Diamond. Toutefois, ce ne sont pas les seuls à proposer ce genre de style musical. Don Omar, acteur dans les films Fast and Furious 4 et 5, a d’ailleurs participé à la création de la bande son, avec Danza Kuduro (danser le kuduro). King Kuduro est un groupe français ayant pour chanteur Obed, qui s’est fait connaître grâce à des chansons comme Il faut danser, Le son qu’il te faut ou Viens danser avec moi.

Toujours en France, nous pouvons également citer Jessy Matador. Même si celui-ci propose principalement des musiques de coupé-décalé, il s’essaie également au kuduro, ainsi qu’au dancehall et au hip-hop. En 2011, il enregistre un duo avec King Kuduro et Bra Zil. Lucenzo, un compositeur-interprète d’origine franco-portugaise a connu le succès en 2010 avec le titre Vem Dançar Kuduro, produit en collaboration avec Big Ali. D’ailleurs, la chanson est première du classement des morceaux passés en club. D’autre part, Danza Kuduro de Don Omar est une reprise de Vem Dançar Kuduro de Lucenzo.

Dog Murras est lui aussi un chanteur de kuduro, originaire d’Afrique du Sud, à l’origine de 5 albums consacrés à cette musique. En 2011, Titica a été élu « meilleure artiste de kuduro de l’année ». Comme son créateur Tony Amado, elle est originaire de Luanda.

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