Covid 19 : les salles de concerts dans l’incertitude

Alors que l’Olympia a rouvert après 200 jours de fermetures consécutifs en raison du coronavirus, avec un concert animé par Brigitte Fontaine, les salles de concerts moins importantes sont toujours plongées dans l’incertitude quant à leur avenir. La situation reste très compliquée dans le milieu musical, notamment pour les producteurs qui louent les salles pour leurs artistes.

Surveiller l’actualité de sa salle de concert

La programmation des concerts est maintenue, mais le public a l’obligation d’être assis pour certains concerts. Même si la capacité des salles est grande, le public ne doit pas être nombreux : la jauge est fixée à 1 000 spectateurs, au lieu des 5000 habituels, dans les zones d’alertes renforcées.

À rennes, par exemple, le port du masque est obligatoire durant l’intégralité de l’événement et un siège doit être vide entre chaque spectateur ou groupe de spectateurs. Il est fortement conseillé pour chacun de surveiller directement les actualités de la salle de concert proche, car on peut constater de nombreux cas d’annulation à la dernière minute.

Des salles en perte économique

Si trop de billets ont été vendus, et que ce chiffre dépasse la capacité autorisée par la gouvernement, le concert peut être annulé. Inutile donc pour les salles de tenter le diable, d’autant plus que celles-ci ouvrent déjà à perte.

Pour les passionnés de musique, il est préférable pour le moment de s’adonner à des cours particuliers, et pourquoi pas apprendre à manier la guitare ou le roulement de tambour.

Une organisation complexe

Organiser un concert en ces temps difficiles demande une organisation acharnée, comme le souligne Pierre-Alexandre Vertadier, directeur d’une entreprise qui s’occupe de tournées d’artistes.  Pour choisir une salle pour l’un de ses artistes, le manager doit faire du cas par cas, certaines acceptant par exemple le public debout tandis que l’autre non.  Certaines salles ne comptent d’ailleurs même pas rouvrir avant fin octobre.

Les professionnels du spectacle doivent aussi prendre en compte la spécificité de chaque public en fonction de l’artiste qu’il souhaite présenter en salle. Pour Dominique Revert, par exemple, producteur de concerts (Muse, Adèle…), mais aussi co-gérant du Bataclan avec sa société Alias, il n’est pas imaginable de programmer un concert de rock ou de hip hop assis.

Face à toutes ces contraintes, la directrice du Zénith de Paris a annoncé son intention de ne pas rouvrir pour l’instant. Une seule solution à ses yeux : organiser des places de concert en plein air. Seulement avec l’arrivée du froid hivernal, le public risque de se montrer un peu frileux…

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